Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Ebola Ebola Ebola Tribune Tedros Adhanom Ghebreyesus Directeur général de l’OMS Jean Kaseya Directeur général d’Africa CDC Mohamed Yakub Janabi Directeur régional de l’OMS pour l’Afrique Trois cadres d’organisations internationales de santé publique, dont le directeur de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, détaillent, dans une tribune au « Monde », les pistes à suivre pour enrayer l’épidémie qui se propage à grande vitesse en République démocratique du Congo. Publié aujourd’hui à 07h20 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés Chaque fois que nous nous rendons en République démocratique du Congo [RDC], nous commençons par écouter. A Bunia [nord-est de la RDC], des survivants, des femmes, des jeunes, des organisations locales, des soignants et des responsables des zones touchées nous ont tous adressé le même message : « Associez-nous à la riposte. Nous savons où les familles se font soigner, comment circule l’information et pourquoi la confiance s’érode. Donnez-nous les moyens de contribuer pleinement à la riposte. » Ils ont raison. Le virus Ebola se propage au sein des communautés, et celles-ci possèdent les connaissances nécessaires pour en arrêter la propagation. Elles peuvent repérer les malades, aider à identifier les contacts, combattre les rumeurs et accompagner les familles vers les soins. La riposte progresserait plus vite si elles agissaient aux côtés des autorités et des professionnels de santé. Il y a cent jours, le gouvernement de la RDC déclara la dix-septième épidémie de maladie à virus Ebola de l’histoire du pays, après la confirmation de la circulation du virus Bundibugyo. L’Organisation mondiale de la santé [OMS] a ensuite déclaré une urgence de santé publique de portée internationale, puis Africa CDC [les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies] une urgence de santé publique de sécurité continentale. L’ampleur de la crise est considérable. Au 21 août, la RDC avait recensé 5 290 cas confirmés et 2 516 décès dans 56 zones de santé. Il s’agit désormais de la deuxième plus grande épidémie de maladie à virus Ebola jamais enregistrée, et aucune des précédentes ne s’était propagée à un rythme aussi rapide. L’épidémie est alimentée par une insécurité persistante issue de décennies de conflits armés qui ont affaibli l’Etat de droit et les services sociaux, tout en provoquant le déplacement de plus de 1 million de personnes. La riposte repose chaque jour sur les soignants, les équipes de laboratoire, les agents de suivi des contacts et les agents de santé communautaire, souvent mobilisés dans des zones difficiles d’accès et marquées par l’insécurité. Il vous reste 65.96% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.