Un homme installe une banderole de sensibilisation au virus Ebola dans le camp de déplacés internes de Kigonze, à Bunia (République démocratique du Congo), le 28 mai 2026. GLODY MURHABAZI/AFP
« Même si la situation est complexe, je pense qu’on peut arrêter cette chose », a assuré, jeudi 28 mai, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, à son arrivée dans la capitale congolaise Kinshasa, ajoutant faire ce déplacement en République démocratique du Congo (RDC) pour « constater la situation sur place et apporter un soutien ».
La RDC a déclaré le 15 mai une nouvelle épidémie de maladie Ebola, la 17e dans le vaste pays comptant quelque 100 millions d’habitants. Le virus est déjà présent dans trois provinces congolaises ainsi qu’en Ouganda voisin, où sept infections confirmées dont une mortelle ont été recensées.
M. Tedros doit se rendre vendredi en Ituri, province du nord-est congolais et épicentre de l’épidémie de virus Ebola, qui a déjà tué 246 personnes sur plus de 1 000 cas suspects enregistrés, selon des bilans officiels encore probablement sous-estimés.
L’OMS a déclenché une alerte sanitaire internationale mais dans l’épicentre de la crise, la riposte tarde à s’organiser. Ces derniers jours les équipes de l’Agence France-Presse (AFP) sur place ont pu voir des malades, présentant déjà des symptômes hémorragiques, arriver en catastrophe à l’arrière de taxis motos, aucun des passagers n’étant munis de protection. La maladie provoque une fièvre hémorragique extrêmement contagieuse.













