Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Le Monde Afrique Le Monde Afrique Soudan Soudan Soudan Les trois Etats, soucieux de peser face à l’Iran et à l’alliance entre Israël et les Emirats arabes unis, soutiennent de plus en plus fortement les forces de Khartoum, en guerre contre les paramilitaires des Forces de soutien rapide. Riyad finance l’achat de matériel turc et pakistanais. Article réservé aux abonnés L’accord de coopération signé le 17 août entre l’Arabie saoudite et le gouvernement de facto du Soudan ne fait qu’officialiser une alliance nouée dans l’ombre depuis plus d’un an. Se présentant initialement comme un possible médiateur dans le conflit au Soudan, Riyad s’est rangé depuis plusieurs mois derrière les forces armées soudanaises (FAS) du général Abdel Fattah Abdelrahman Al-Bourhane, en guerre depuis avril 2023 contre les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR). L’implication croissante du géant régional qu’est le royaume saoudien doit permettre à l’armée soudanaise de se renforcer, alors que le front est bloqué depuis plusieurs mois dans la région du Kordofan. « Le changement de position des Saoudiens est à lui seul le développement extérieur le plus important du conflit soudanais depuis trois ans, assure Alan Boswell, directeur du cercle de réflexion International Crisis Group pour la Corne de l’Afrique. Cette alliance est importante pour Khartoum en raison de l’immense poids économique de l’Arabie saoudite. » Ce réalignement stratégique de Riyad intervient à un moment géopolitique charnière. Dix jours plus tôt, le 7 août, le prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salman Al Saoud, signait un pacte de défense mutuelle inédit avec la Turquie et le Pakistan. Ce traité, surnommé « pacte de La Mecque », répond avant tout à des enjeux stratégiques proche-orientaux : il doit permettre aux trois acteurs de peser davantage face à l’« arc chiite » dirigé par Téhéran et à l’alliance entre Israël et les Emirats arabes unis. Il vous reste 74.94% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
La guerre au Soudan, premier terrain du « pacte de La Mecque » entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan
Les trois Etats, soucieux de peser face à l’Iran et à l’alliance entre Israël et les Emirats arabes unis, soutiennent de plus en plus fortement les forces de Khartoum, en guerre contre les paramilitaires des Forces de soutien rapide. Riyad finance l’achat de matériel turc et pakistanais.







