Chez les Bassaris, dans le sud du Sénégal, certains arbres, forêts et autres plantes ne sont pas de simples ressources. Ils sont aussi des lieux sacrés, liés aux esprits, aux ancêtres et à la mémoire collective. Ce lien sacré porte un nom : le Dialan ou Angap. Les règles qui encadrent l'accès et l'utilisation des éléments du paysage peuvent ainsi contribuer à préserver certaines espèces et certains espaces naturels.

Dans une récente recherche menée autour du parc national de Niokolo-Koba, Idrissa Manka et Alioune Dème, spécialistes de l'archéologie, de l'ethnobotanique et de l'anthropologie, ont étudié le rôle des arbres dans les pratiques rituelles et spirituelles locales. The Conversation Africa les a interrogés sur les enseignements de cette étude, les menaces qui pèsent sur ces traditions et les pistes pour les préserver.

Que révèlent les rituels du Dialan sur les relations entre les communautés bassari et leur environnement ?

Le Dialan signifie autel et tire son nom du [Khaya senegalensis (caïlcédrat)](https://reboisons.nebeday.org/espece/cailcedrat). C'est un arbre utilisé à l'origine comme lieu d'invocation des forces invisibles chez les Mandingues (vaste communauté d'Afrique de l'Ouest).