Monde AmériquesDéfense. Après des décennies à acheter presque automatiquement américain, le Canada commence à regarder ailleurs. Une équation dans laquelle l’Europe vient opportunément de trouver sa place.Par Marion ProstarticleLecture 6 MinPublié le 26/08/2026 à 12:00bookmarkPour ses prochains achats militaires, le Canada regarde vers l’Europe, sans pour autant jeter ses avions par la fenêtre ni rayer Washington de son carnet d’adresses.REUTERS / Carlos OsorioHuit mille huit cent quatre-vingt-onze kilomètres de frontière commune finissent parfois par laisser quelques envies d’ailleurs. Pour ses prochains achats militaires, le Canada regarde vers l’Europe, sans pour autant jeter ses avions par la fenêtre ni rayer Washington de son carnet d’adresses. “Nous voulons être plus indépendants, plus résilients et moins dépendants de notre voisin du Sud”, résume à L’Express Stephen Fuhr, secrétaire d’État canadien à l’Approvisionnement de défense. Il précise aussitôt : "Nous restons partenaires et amis.” La nouvelle idée est de “diversifier ses partenariats pour ne pas dépendre excessivement d’un seul pays". Le calendrier pourrait difficilement être plus intéressant pour les industriels européens : Ottawa augmente brutalement ses dépenses militaires. Selon Fuhr, il a fallu dix ans au Canada pour passer d’un peu moins de 1 % à 1,5 % du PIB consacré à la défense, puis seulement huit mois pour atteindre 2 %. Beaucoup plus d’argent, donc, et beaucoup de matériel à acheter. Seulement voilà : quitte à sortir le carnet de chèques, Ottawa aimerait qu’une bonne partie de la somme reste au pays. "Si nous allons engager cet argent, faisons-en davantage au Canada lorsque nous le pouvons", explique Fuhr..
Face à Donald Trump, le Canada se tourne vers les armes européennes : les dessous d'un virage stratégique
Après des décennies à acheter presque automatiquement américain, le Canada commence à regarder ailleurs. Une équation dans laquelle l’Europe vient opportunément de trouver sa place.











