Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Cinéma Cinéma Cinéma Une famille évangélique roumaine, très pieuse, nouvellement installée dans une petite ville norvégienne, se heurte aux principes libéraux du pays, puis à la justice, quand le couple est soupçonné de maltraitance. Read in English Article réservé aux abonnés L’AVIS DU « MONDE » - À NE PAS MANQUER Changement de décor pour Cristian Mungiu. Le réalisateur roumain a tourné son nouveau long-métrage, Fjord, dans un coin reculé du nord de la Norvège. Le film bénéficie de la beauté de ces paysages enneigés mêlant plans d’eau et parois rocheuses escarpées, de cette lumière froide contrastant avec des intérieurs chaleureux. Bien lui en a pris. Après avoir remporté une première Palme d’or en 2007 avec 4 mois, 3 semaines, 2 jours, le cinéaste a décroché pour la deuxième fois la récompense suprême lors du 79e Festival de Cannes, ainsi que le Prix de la critique internationale et le Prix du jury œcuménique. Une moisson impressionnante pour un film qui plonge tête la première dans les failles de sociétés occidentales traversées par une crise du vivre-ensemble. Avec Fjord, Cristian Mungiu s’interroge : comment, à l’échelle d’un pays ou d’un continent, faire cohabiter des populations fortement divisées sur les valeurs, avec d’un côté une frange progressiste travaillée par un désir d’émancipation des normes traditionnelles, et de l’autre un camp en plein repli conservateur ? Quel terrain d’entente trouver, là où les opinions semblent s’être tant polarisées ? Il vous reste 75.42% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.