Publié le 26 août 2026 à 03:25.

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Le patron d’Instagram Adam Mosseri a admis mardi, lors du procès de Meta à Oakland (Californie), avoir vanté le succès d’un outil de protection des adolescents alors que le géant des réseaux sociaux savait qu’il était quasi inutilisé.Le multimillionnaire, dont l’audition doit se poursuivre mercredi, est le premier haut dirigeant du groupe à être interrogé dans ce procès intenté par quatre procureurs généraux américains, ouvert mi-août et prévu jusqu’à fin septembre.

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Ceux-ci, en éclaireurs de 25 autres Etats, tentent de démontrer que le géant des réseaux sociaux, aux 3,6 milliards d’utilisateurs quotidiens, a menti aux parents en leur assurant qu’Instagram et Facebook n’étaient ni addictifs ni dangereux pour les enfants. Le fondateur, Mark Zuckerberg, est aussi attendu à la barre, à une date inconnue.Pour convaincre les huit jurés qu’il y a eu tromperie des consommateurs, l’accusation a rapidement confronté Adam Mosseri à son billet de blog du 7 décembre 2021. Le numéro 1 d’Instagram, à la veille d’une délicate audition au Sénat sur la santé mentale des adolescents, y vantait les performances de nouveaux outils de sécurité. La fonctionnalité «Take a break», invitant les utilisateurs à «faire une pause», était un véritable succès: «une fois que les adolescents ont activé ces rappels, plus de 90% les conservent», écrivait-il.