Meta savait que ses outils de protection des adolescents sur Instagram fonctionnaient mal, ont raconté mardi deux témoins au procès d’Oakland, où 29 États américains accusent le géant des réseaux sociaux d’avoir menti sur leur dangerosité.Analyste de données, George Volichenko a passé près d’un an dans l’équipe « bien-être » d’Instagram. Chargés de mesurer l’usage du rappel invitant à faire une pause, ses collègues et lui constatent que 0,2 % des adolescents s’en servent, « une goutte dans l’océan ».Mais son supérieur lui conseille de ne « pas trop s’inquiéter des chiffres d’adoption trop faibles », car l’équipe existe en partie « pour nous protéger contre de futurs procès », a-t-il raconté.« J’ai commencé à douter que l’objectif qu’on m’avait présenté soit véritable », a-t-il expliqué. L’équipe proposait d’activer par défaut ce rappel et le « mode silencieux », qui coupe les notifications la nuit, mais « on n’a pas été autorisés à le faire ».« Insatisfait du peu de liberté accordé à l’équipe », il quitte Meta en 2023. Renoncer à son salaire, qui dépasse couramment les 300 000 dollars par an pour ce genre de poste, a été « sans doute la chose la plus difficile que j’aie jamais faite ».
Meta savait que ses outils de protection des adolescents fonctionnaient mal, selon deux témoins
29 États américains accusent le géant des réseaux sociaux d’avoir menti sur leur dangerosité.












