Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Bande de Gaza Bande de Gaza Bande de Gaza Après la découverte, du côté israélien, de plusieurs cerfs-volants venus de l’enclave, les autorités, y voyant un potentiel danger, ont annoncé que quiconque en ferait voler serait pris pour cible. De nombreuses familles palestiniennes ont préféré confisquer ces jouets à leurs enfants, un des seuls loisirs qu’il leur restait. Article réservé aux abonnés Amin a 6 ans et deux cerfs-volants. Depuis quelques jours, aucun des deux ne vole plus dans le ciel d’Al-Boureij, dans le centre de la bande de Gaza. Son père lui a demandé de les ranger. « Il m’a dit que si je les fais voler, les Israéliens vont me bombarder. J’ai peur », raconte le garçon, joint par téléphone de Paris, comme tous les autres témoins de cet article, Israël interdisant l’accès de la bande de Gaza à la presse étrangère depuis presque trois ans. En quelques jours, l’un des jeux les plus rudimentaires et les moins coûteux pour les enfants de Gaza est devenu, aux yeux d’Israël, une menace à traiter comme une arme, après qu’au moins quatre cerfs-volants ont été retrouvés près de Nahal Oz, à la frontière avec l’enclave palestinienne, côté israélien. Après examen, l’armée israélienne a signalé qu’« aucun élément suspect » n’avait été découvert et qu’ils ne présentaient « aucun danger » pour la population. Cela n’a toutefois pas empêché le ministre de la défense israélien, Israel Katz, d’ordonner à l’armée d’agir « immédiatement et avec force » contre de nouveaux lancements : « Un ballon est comme un cerf-volant, et un cerf-volant est comme un drone, qu’il transporte ou non des explosifs. » Avec le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, il a également menacé d’intensifier les opérations d’assassinat contre ceux qu’Israël tiendrait pour responsables de ces vols, et d’évacuer les habitants des secteurs d’où seraient lancés cerfs-volants, ballons ou drones. Il vous reste 77.44% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.