Patrick Bruel à Paris, le 10 décembre 2024. STEPHANE DE SAKUTIN/AFP

« Ma position est claire : je condamne la venue de Patrick Bruel compte tenu des accusations portées à son encontre », a déclaré mardi 25 août dans un communiqué le maire (PS) et président d’Amiens Métropole. Frédéric Fauvet a demandé au chanteur, mis en examen dans plusieurs dossiers de violences sexuelles, de renoncer à ses deux concerts prévus dans cette ville en octobre, « le temps que la justice puisse travailler sereinement ».

En attendant, il « n’est pas le bienvenu à Amiens », a ajouté M. Fauvet, qui dit condamner « fermement et sans ambiguïté toutes les violences sexistes et sexuelles, ainsi que les comportements qui les rendent possibles ou les banalisent ».

Selon le maire d’Amiens, le chanteur dispose « d’une liberté que la collectivité n’a pas : celle de renoncer de sa propre initiative » à ses concerts prévus les 14 et 15 octobre au Zénith d’Amiens « et, plus largement, à cette tournée ». A ce jour, « Amiens Métropole et le Zénith ne disposent d’aucun levier juridique » permettant « d’annuler un concert sur la base d’accusations ou de procédures en cours », a-t-il souligné.

Une annulation unilatérale constituerait, selon lui, « une rupture abusive de contrat » et exposerait la collectivité « à un risque juridique et financier majeur », avec notamment le versement d’indemnités et le remboursement des billets.