Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Chine Chine Chine Le plasticien, auteur, au côté de son frère Gao Qiang, d’œuvres iconoclastes dans les années 2000, a été jugé coupable d’avoir diffamé la mémoire du héros national, à l’issue d’un procès à huis clos. Article réservé aux abonnés Gao Qiang a partagé le verdict sur sa page Facebook. Mardi 25 août, son frère Gao Zhen a été condamné à trois ans de prison par le tribunal populaire de la ville de Sanhe, dans la province du Hebei, près de Pékin. Compte tenu du temps déjà passé en détention depuis son arrestation formelle le 26 août 2024, il sera libéré le 25 août 2027. Il aura 71 ans. Les frères Gao sont devenus célèbres dès le début des années 2000 pour des sculptures satyriques autour de la Révolution culturelle et de l’héritage de Mao. Parmi elles figurent une sculpture de bronze de 2009, représentant l’ancien dirigeant communiste à genoux, la main sur le cœur, intitulée La Culpabilité de Mao, mais aussi un peloton d’exécution à l’effigie de Mao et pointant leur fusil vers un Christ (L’Exécution du Christ). Ou encore une série de statues en résine, aux couleurs flashy, baptisées Miss Mao et montrant le buste d’un Mao Zedong jovial affublé d’un nez de Pinocchio et d’une poitrine dénudée. En 2011, les frères Gao ont obtenu une « carte verte » pour s’installer aux Etats-Unis. Mais, à la suite d’un amendement au code pénal introduit en mars 2021, la Chine a officiellement criminalisé « l’insulte, la diffamation et la profanation de la mémoire des héros et martyrs nationaux », un délit sanctionné depuis 2018. Depuis 2021 donc, ce délit est passible d’une peine de trois ans d’emprisonnement. Dans le cas de Gao Zhen, la loi a donc été appliquée rétroactivement. Il vous reste 72.1% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.