Plus de la moitié (54 %) des entreprises britanniques affirment que l’IA a créé de nouveaux emplois, selon une nouvelle étudeUne proportion similaire (58 %) prévoit d’augmenter prochainement ses investissements dans les compétences liées à l’IACertaines entreprises prévoient de dépenser jusqu’à 250 000 £ dans la formation à l’intelligence artificielleLes craintes selon lesquelles l’IA supprimerait des emplois dominent le débat public depuis des années, alimentant les inquiétudes autour d’un chômage massif et de profondes perturbations.Un rapport du Lloyds Business Barometer affirme que plus de la moitié (54 %) des entreprises britanniques déclarent que l’IA a déjà créé de nouveaux emplois au sein de leur organisation.Ces résultats arrivent alors que les entreprises considèrent de plus en plus l’adoption de l’IA comme un élément central de leur compétitivité, des compétences de leurs salariés et de leur stratégie de croissance à long terme.Les entreprises augmentent leurs dépenses dans les compétences liées à l’IALa majorité (58 %) des entreprises déclarent désormais prévoir d’augmenter leurs investissements dans les outils d’IA et la formation aux compétences au cours des douze prochains mois. Parmi celles qui comptent accroître leurs investissements dans l’IA, 42 % prévoient de dépenser entre 25 000 et 100 000 £ au cours de l’année à venir.Par ailleurs, 26 % prévoient de dépenser entre 100 000 et 250 000 £, signe d’un réel intérêt pour des investissements plus importants dans les compétences liées à l’IA dans différents secteurs.Malgré cette hausse des dépenses, 31 % des entreprises reconnaissent que leurs salariés actuels ne disposent toujours pas des compétences en IA dont elles ont réellement besoin.Pour combler cet écart, 43 % des entreprises mettent en place des formations formelles aux compétences liées à l’IA, tandis que 32 % étendent les programmes déjà existants.Une proportion plus faible, 24 %, affirme désormais privilégier les compétences en IA lors des recrutements, tandis que 21 % créent de tout nouveaux postes spécifiquement consacrés à l’IA.Un écart croissant entre les grandes et les petites entreprises Dans l’ensemble, près des deux tiers (61 %) des entreprises britanniques déclarent actuellement utiliser l’IA sous une forme ou une autre, même si son adoption varie fortement selon la taille et la portée de l’entreprise.Le coût, cité par 18 % des entreprises, reste l’obstacle le plus fréquent, suivi de près par la qualité des données et l’accès aux compétences, cités dans les deux cas par 17 % des répondants.Les entreprises uniquement présentes sur le marché britannique citent le coût comme principal obstacle à 23 %, tandis que les entreprises internationales évoquent plus souvent la qualité des données, à 19 %.Les grandes entreprises dont le chiffre d’affaires annuel dépasse 10 millions de livres affichent un taux moyen d’utilisation de l’IA de 79 %, très supérieur à celui de leurs concurrents plus petits et uniquement présents sur le marché britannique.Près des deux tiers des grandes entreprises estiment que leurs salariés possèdent déjà les compétences en IA dont elles ont réellement besoin actuellement.Parmi les grandes entreprises qui utilisent déjà l’IA, 74 % citent les gains de productivité comme principale raison de poursuivre et d’accroître leurs investissements.Près de six entreprises sur dix pensent que celles qui n’adoptent pas l’IA risquent de prendre du retard sur leurs concurrentes dans les prochaines années. Cette conviction varie toutefois selon leur taille, puisque 73 % des grandes entreprises partagent cet avis, contre 54 % des plus petites.« L’IA a le potentiel d’être aussi transformatrice pour les entreprises que l’a été Internet », a déclaré Amanda Murphy, CEO de Lloyds Business and Commercial Banking.Amanda Murphy ajoute que la réussite dépend bien davantage du développement des compétences internes, de la culture et de la confiance que du simple achat de nouvelles technologies.Ces chiffres suggèrent que l’adoption de l’IA dans l’économie britannique accélère plus rapidement que le développement des compétences nécessaires pour la soutenir.La capacité des entreprises à combler suffisamment vite cet écart croissant en matière de compétences pourrait déterminer lesquelles bénéficieront d’un avantage concurrentiel durable.L’IA progresse plus vite que les salariés, et certaines entreprises sont déjà en train de creuser un fossé inquiétantPour Jensen Huang, l’IA ne détruit pas l’emploi, elle pourrait au contraire relancer l’industrie américaineLes entreprises veulent investir massivement dans l’IA… mais n’osent pas passer à l’action
L’IA ne détruit pas encore les emplois : plus de 50 % des entreprises affirment qu’elle crée de nouveaux postes
Les entreprises accélèrent leur montée en compétences dans l’IA
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