Raphaël Glucksmann est donc candidat à l’élection présidentielle. Mais qu’est-il allé faire dans cette galère socialiste ? Il avait déjà la légitimité pour aller à la présidentielle sans primaire. Il a obtenu 14% sur son nom lors des élections européennes de 2024, soit quatre points de plus que la liste LFI. Raphaël Glucksmann est déjà, et depuis très longtemps, testé dans les sondages présidentiels. Combien de candidats potentiels, et même déclarés, donneraient pour être testés dans les sondages ? Lui l’est déjà.

Et pourtant, il va se plonger dans ce marigot d’une primaire dont il est certes favori, mais qui est piégeuse. Il devrait retrouver en face de lui Olivier Faure, qui connaît toutes les ficelles et les attrapes des élections partisanes ; Jérôme Guedj, qui ne manque pas de talent et qui est positionné plus à gauche que lui ; Philippe Brun, qui voudra se faire un nom ; ou encore peut-être Ségolène Royal qui, elle, comme on sait, n’a peur de rien.

Une erreur déjà commise après les européennesIl devait faire autrement. C’est le point essentiel. Il a déjà commis cette erreur qui consiste à être trop poli, trop respectueux. Et c’était précisément après les européennes. Il devance LFI, donc logiquement c’est lui le patron à gauche. Sauf que le soir de la dissolution, c’est Jean-Luc Mélenchon qui prend les choses en main. Et le NFP, le Nouveau Front populaire, s’articule autour de lui.