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ReportageOrganisé au Grand Palais, à Paris, l’événement s’est achevé, dimanche, après sept semaines de compétitions de jeux vidéo. Véritable point d’orgue du « soft power » saoudien en la matière, il a rassemblé de nombreuses stars et personnalités politiques.

Comme un prince en son palais. Mohammed Ben Salman, premier ministre d’Arabie saoudite et héritier de la famille royale saoudienne, assistait, dimanche 23 août dans la soirée, à la cérémonie de clôture de l’Esports World Cup, au Grand Palais, à Paris. Le président français, Emmanuel Macron, était également de la partie, dans une atmosphère de démesure dépassant largement le cadre sportif et mettant fin à sept semaines d’une compétition internationale de jeux vidéo exceptionnellement hébergée dans la capitale.

Sagement applaudie par un public trié sur le volet, cette rencontre au sommet n’était pas le fait d’un hasard de calendrier. Dès le lendemain du déclenchement de la guerre américano-israélienne contre l’Iran, le 28 février, les deux dirigeants avaient eux-mêmes été les architectes de la délocalisation de ce tournoi d’e-sport créé en 2024 en Arabie saoudite et d’ordinaire organisé à Riyad. Lundi, Emmanuel Macron et « MBS » doivent également tenir, pour la première fois, une réunion du conseil de partenariat stratégique franco-saoudien, dans un autre palais, celui de l’Elysée.