Temps de Lecture 6 min.

Article réservé aux abonnés

DécryptageEn organisant l’accueil, à Paris, de ce tournoi de jeux vidéo saoudien, dont la cérémonie d’ouverture a lieu mercredi 8 juillet avec un concert d’Aya Nakamura, l’Elysée valide la domination du royaume dans le secteur. Non sans essuyer des critiques de la part du monde français de l’e-sport.

Un vent chaud venu d’Arabie saoudite s’apprête à déferler sur Paris. Cet été, la capitale française accueille l’Esports World Cup (EWC), un gigantesque tournoi d’e-sport créé en 2024 à Riyad, exceptionnellement délocalisé en raison du conflit au Moyen-Orient. Rien qui ne devrait gâcher la fête pour autant : mercredi 8 juillet, la richissime pétromonarchie et son Esports Foundation ont mis les petits plats dans les grands, avec une cérémonie d’ouverture à La Seine musicale en présence des stars françaises Aya Nakamura, Theodora et DJ Snake.

Sept semaines durant, jusqu’au 23 août, 2 000 joueurs professionnels issus de 84 pays se disputeront, sur 24 jeux vidéo (League of Legends, Counter-Strike, EA Sports FC…), quelque 75 millions de dollars (65,7 millions d’euros). Une démonstration de force du royaume saoudien, pourtant actif depuis peu dans les filières e-sportive et vidéoludique. En quatre ans, son fonds souverain et ses firmes ont multiplié les rachats d’entreprises européennes (ESL, Faceit), américaines (Electronic Arts, Scopely) ou asiatiques (Moonton) et les investissements (Nintendo, Capcom, VSPO).