Temps de Lecture 6 min.

Article réservé aux abonnés

RécitLors de l’université d’été de La France insoumise, où il a prononcé un discours très centré sur la planification écologique, Jean-Luc Mélenchon a multiplié les appels du pied pour attirer les Ecologistes. Son rival à gauche, Raphaël Glucksmann a, lui, annoncé sa candidature au « 20 heures » de TF1.

Dans la Drôme, à Grenoble, à Toulouse, ou au « 20 heures » de TF1, les gauches n’ont pas attendu la rentrée des classes pour relancer les hostilités. Dimanche 23 août, 10 000 militants « insoumis » se sont pressés à Châteauneuf-sur-Isère (Drôme), selon les organisateurs, pour écouter le discours de Jean-Luc Mélenchon, qui clôturait l’université d’été de La France insoumise (LFI), les Amfis. « La victoire est possible », a scandé le candidat à la présidentielle de 2027 devant une foule en liesse. Le même jour, le coprésident de Place publique, Raphaël Glucksmann, a officialisé sa candidature au journal télévisé de TF1.

Le scénario des gauches irréconciliables, cauchemar de la secrétaire nationale du parti Les Ecologistes Marine Tondelier, qui réunissait les siens à Grenoble pour son université d’été, paraît plus concret que jamais. Et ce n’est qu’un avant-goût de la bataille qui s’annonce. François Hollande, qui sort un livre le 3 septembre, compte bien entrer dans le jeu. Alors que le Rassemblement national (RN) est confortablement installé dans le paysage politique, les divisions de la gauche annihileront-elles ses chances, comme le disent les « unionistes », d’accéder au second tour ?