Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Musiques Musiques Musiques Alors que le streaming redistribue les cartes de l’industrie musicale, l’idée d’un titre unique, capable de rassembler toutes les générations, cède la place à une multiplicité de succès, moins massifs et plébiscités par des publics plus ciblés. Article réservé aux abonnés Chaque été a sa bande-son : 1975 restera à jamais celui de L’Eté indien, de Joe Dassin, 1989 celui de la Lambada, du groupe Kaoma… Mais connaissez-vous le titre qui a marqué l’été 2026 ? Ou celui d’avant ? Non ? Pas étonnant : ces dernières années, aucun morceau n’a réussi à s’imposer, à l’exception du tube Espresso de la pop star américaine Sabrina Carpenter, sorti en avril 2024 et certifié disque de diamant en France (35 millions de streams) cinq mois plus tard. L’été 2026 ne servira pas de contre-exemple. En témoigne le classement du Syndicat national de l’édition phonographique (SNEP), qui place Dai Dai, l’hymne de la Coupe du monde de football interprété par Shakira, en tête ; le top de la radio rap et R’n’B Skyrock, qui plébiscite plutôt Pilé, de Mauvais Djo ; et le classement « Top France » de la plateforme de streaming Spotify, qui couronne Sexy Nana, d’Aya Nakamura. Et si aucun de ces titres ne vous parle, ce n’est pas qu’une question de génération, mais tout simplement parce que le concept même de tube de l’été est en train d’opérer sa mue. Il vous reste 84.1% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.