Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Biodiversité Biodiversité Biodiversité Au cœur de l’archipel des Cyclades, cette île qui fut longtemps terre de relégation s’est transformée en sanctuaire pour la faune sauvage, et notamment les phoques moines. L’aire marine est désormais officiellement protégée par un décret présidentiel. Article réservé aux abonnés Un caillou perdu au cœur de la mer Egée. Longtemps, l’île grecque de Gyaros a été synonyme de relégation et d’exil. C’est aujourd’hui un refuge pour la biodiversité méditerranéenne. Par temps calme, il faut compter près de quarante minutes en bateau pneumatique depuis l’île cycladique de Syros pour rejoindre ces 17 kilomètres carrés arides et écrasés de soleil. Le trajet est mouvementé. Malgré le peu de vent en ce jour de juillet, l’esquif bondit violemment sur les vagues. Au large, des puffins de Méditerranée plongent dans les eaux cristallines pour attraper des poissons. A l’horizon se profile l’une des rares constructions de Gyaros : une prison en briques rouges construite par des exilés à partir de la fin des années 1940. Depuis l’époque romaine, l’île a servi de lieu de détention pour les opposants politiques. Le philosophe stoïcien Musonius Rufus y fut déporté par Néron au Ier siècle. Pendant la guerre civile grecque (1946-1949) puis pendant la dictature militaire (1967-1974), environ 22 000 prisonniers y ont transité. Gyaros a ensuite servi de champ de tir à la marine jusqu’au début des années 2000. Il vous reste 84.22% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.