Dix jours après la découverte du corps calciné de l'influenceuse Sonia Bellina, dans un champ de vignes à Saint-Gilles (Gard), le profil du principal suspect se précise. Mis en examen vendredi 21 août pour l'assassinat de la jeune femme de 29 ans, cet homme de 32 ans affiche un passé émaillé de violences et de démêlés judiciaires, dont une condamnation pour violences conjugales à Lille en 2023. Il portait depuis un bracelet anti-rapprochement ; selon Le Parisien et BFMTV, ce dispositif a été décisif dans son identification, grâce au système de géolocalisation qui suggère un itinéraire compatible avec celui du meurtrier.
L'objectif de ce placement sous bracelet anti-rapprochement (BAR) était de "préserver son ex-compagne domiciliée à 800 kilomètres", précise le parquet de Nîmes, chargé du dossier de la mort de Sonia Bellina. Selon ICI, le suspect vivait dans le Gard depuis un an et demi.
Dispositif de protectionMis en circulation en 2020, les bracelets anti-rapprochement ont vocation à protéger les victimes de violences conjugales. Grâce à un système de géolocalisation, le bracelet déclenche un signal en cas de rapprochement entre l'auteur des violences et sa victime.
"Dès lors que le juge décide d'opter pour le BAR, il fixe une zone de pré-alerte et une autre d'alerte, deux fois plus restreinte", peut-on lire sur le site du ministère de l'Intérieur. "Si le porteur du bracelet franchit les limites de la première zone, le personnel de la télésurveillance recevra aussitôt un signal. Il prendra alors contact avec l’individu pour l’avertir qu’il a dépassé la zone prescrite et doit s'éloigner." Si ce dernier est injoignable, un autre protocole est mis en place : les forces de l'ordre sont immédiatement alertées de la situation, s'assurent que la victime est à l'abri et se mettent en recherche de l'auteur.









