Si l’intelligence artificielle (IA) prend une place grandissante dans les campagnes électorales américaines, les partis politiques québécois, eux, hésitent à y faire appel. Le jeu n’en vaut pas la chandelle, estiment-ils.À moins d’une semaine de la dissolution du Parlement, les formations politiques du Québec fourbissent leurs armes en prévision d’une campagne qui s’annonce haute en rebondissements. Dans leur boîte à outils, l’IA, un instrument qu’ils comptent toutefois utiliser « avec parcimonie ».« Au niveau communicationnel, puis de l’imagerie, ça ne sera pas du tout utilisé », assure la directrice générale de la Coalition avenir Québec (CAQ), Brigitte Legault, en entrevue avec Le Devoir.Au Québec, l’usage de l’IA par les partis politiques n’est pas encadré par la loi. Les députés de l’Assemblée nationale ont toutefois adopté, en mars, une motion les enjoignant à adhérer « sans délai » au code de bonne conduite pour un usage responsable de l’IA.Rédigé par des chercheurs de l’IVADO et du Centre d’expertise international de Montréal en intelligence artificielle, il invite les partis à faire preuve de transparence dans leur utilisation de l’IA, à ne pas y recourir pour manipuler l’électorat et à assurer la sécurité des renseignements colligés sur les électeurs.