Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Anatomie d’un monologue L’épisode 7 sera disponible prochainement. Anatomie d’un monologue L’épisode 7 sera disponible prochainement. « Anatomie d’un monologue » (6/7). En 2021, la comédienne se met en scène dans une version augmentée de la pièce de Racine, ponctuée par ses propres textes. Elle y endosse le rôle d’une héroïne rebelle qui refuse de se soumettre sans argumenter au désir de l’ennemi. Article réservé aux abonnés Acte III, scène 8 : « Songe aux cris des vainqueurs, songe aux cris des mourants,/ Dans la flamme étouffés, sous le fer expirants ;/ Peins-toi dans ces horreurs Andromaque éperdue :/ Voilà comme Pyrrhus vint s’offrir à ma vue ;/ Voilà par quels exploits il sut se couronner,/ Enfin voilà l’époux que tu me veux donner./ Non, je ne serai point complice de ses crimes. » En 2021, la comédienne et metteuse en scène Lena Paugam crée Andromaque, de Racine, dans une version augmentée de textes additionnels qu’elle a elle-même écrits. Son spectacle a pour sous-titre un vers tiré de la pièce : « Je crains de me connaître en l’état où je suis. » (Hermione, acte II, scène 1). En robe longue, Lena Paugam serre les poings sur la scène du théâtre. Elle veut sonder, en profondeur, la nature rebelle de la femme qu’elle incarne. Elle ne fera pas de la veuve d’Hector et mère d’Astyanax une héroïne vaincue et passive, qui se soumet sans argumenter au désir de l’ennemi. Andromaque épousera bien Pyrrhus, parce qu’il l’exige et ne lui laisse pas le choix. Mais Pyrrhus meurt juste après ces noces funestes, assassiné par la main d’Oreste. La Troyenne devient reine d’Epire. Elle prend place sur le trône des Grecs, c’est elle qui va régner. Il vous reste 73.56% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.