Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Anatomie d’un monologue L’épisode 5 sera disponible prochainement. Anatomie d’un monologue L’épisode 5 sera disponible prochainement. « Anatomie d’un monologue » (4/7). En 1998, la comédienne, alors âgée de 36 ans, a incarné, sous la direction de Luc Bondy, la reine d’Athènes, épouse de Thésée, en proie aux affres d’un amour fou et interdit pour son beau-fils Hippolyte. Article réservé aux abonnés Acte II, scène 5 : « Eh bien ! Connais donc Phèdre et toute sa fureur./ J’aime. Ne pense pas qu’au moment que je t’aime,/ Innocente à mes yeux, je m’approuve moi-même,/ Ni que du fol amour qui trouble ma raison/Ma lâche complaisance ait nourri le poison./ Objet infortuné des vengeances célestes,/ Je m’abhorre encor plus que tu ne me détestes. » Si Valérie Dréville devait revivre les affres de Phèdre, amoureuse d’Hippolyte, le fils de son époux Thésée, elle aborderait le rôle autrement. La vie qui a passé depuis 1998, année de création du spectacle par le metteur en scène Luc Bondy (1948-2015) à l’Odéon-Théâtre de l’Europe, à Paris, a changé la comédienne. A l’époque, elle se souvient d’avoir été littéralement « amoureuse » d’une pièce qui la touchait au-delà de tout. Souvenir vif de l’étreinte avec l’absolu d’une passion, souvenir ému face au don de soi sublime d’une femme qui consent à ne pas être aimée. Lire la critique (en 1998) : Article réservé à nos abonnés Valérie Dréville, vaste comme une étoile Phèdre, rappelle-t-elle, ne dit pas « Je suis aimée » mais « J’aime ». La formulation pèse de tout son poids. C’est le propre de l’amour fou que d’accepter la souffrance qui, souvent, lui fait escorte : « On sait qu’on ne peut rien y faire. On n’est maître de rien. On est terrassé. » Il vous reste 73.93% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
La déclaration d’amour de « Phèdre » jouée par Valérie Dréville : « La parole creuse le mal, le désir, la folie »
« Anatomie d’un monologue » (4/7). En 1998, la comédienne, alors âgée de 36 ans, a incarné, sous la direction de Luc Bondy, la reine d’Athènes, épouse de Thésée, en proie aux affres d’un amour fou et interdit pour son beau-fils Hippolyte.






