Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Conflit Israël-Hezbollah Conflit Israël-Hezbollah Conflit Israël-Hezbollah Des Libanais, au sein d’associations ou de façon personnelle, cherchent à collecter images et témoignages afin de conserver la mémoire de la région, en partie occupée par les Israéliens, et d’en faire connaître la richesse historique. Article réservé aux abonnés Adib Farhat ouvre le colis qu’il vient de recevoir : deux petites peintures de paysages du sud du Liban et des magazines anciens. La passion du jeune producteur de films pour les archives liées à la région méridionale libanaise est ancienne, comme en témoignent les cartons entreposés dans son bureau à Beyrouth, remplis de vieux journaux. Mais l’intensité des démolitions menées par Israël dans le sud du Liban, occupé en partie, a provoqué une « course entre la préservation de la mémoire et les destructions », estime-t-il. Lui-même a dû évacuer certaines de ses archives d’Arab Salim, la localité du sud du pays où il vit depuis le déclenchement de la dernière guerre entre Israël et le Hezbollah, le 2 mars, en partie gelée depuis le cessez-le-feu du 20 juin. L’armée israélienne dynamite cependant chaque jour des maisons dans la zone occupée et mène des bombardements aux alentours de cette région. Plus de 20 villages frontaliers ont été rasés depuis une première trêve en avril. Adib Farhat guette aujourd’hui, pour son fonds d’archives, ce qui est lié à l’histoire du sud du Liban en général et ce qui se rapporte au dernier conflit. Photographies, objets, livres, ou témoignages oraux qu’il collecte lui-même : tout l’intéresse. La région méridionale a connu, depuis des décennies, de multiples périodes de guerre liée à l’Etat hébreu, bien avant la naissance, dans les années 1980, du Hezbollah, mouvement armé chiite soutenu par l’Iran. Le Sud a aussi vécu sous occupation israélienne de 1978 à 2000, une époque dont Adib Farhat a conservé des laissez-passer en hébreu et en arabe qu’il fallait montrer à la milice supplétive libanaise chargée d’administrer la zone pour le compte d’Israël. Il vous reste 74.37% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Au sud du Liban, une « course entre la préservation de la mémoire et les destructions » menées par Israël
Des Libanais, au sein d’associations ou de façon personnelle, cherchent à collecter images et témoignages afin de conserver la mémoire de la région, en partie occupée par les Israéliens, et d’en faire connaître la richesse historique.






