Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Liban Liban Liban L’échelle des destructions par l’armée israélienne rend la ville méconnaissable, et la perte d’actes fonciers et de titres de propriété promet de semer la zizanie au moment de la reconstruction. Article réservé aux abonnés Plusieurs fois par semaine, Imad Bazzi et ses collègues du conseil municipal reçoivent des images satellites de leur ville, Bint Jbeil, achetées et envoyées par des familles originaires des lieux et installées aux Etats-Unis. Ces clichés permettent à l’architecte et élu de cerner l’emplacement et l’étendue des destructions infligées à la localité du Sud-Liban par l’armée israélienne. Située à environ 6 kilomètres de la frontière avec Israël, Bint Jbeil a été détruite à plus de 75 %, et est désormais comparée à la bande de Gaza en raison de l’ampleur des ruines. La ville se trouve dans le périmètre que l’Etat hébreu occupe, dans le sud du pays, et qui représente près de 6 % du territoire libanais. Israël y a unilatéralement décrété une « zone de sécurité » et en interdit l’accès. Dans le dynamitage ou l’écrasement par bulldozer des maisons, des titres de propriété et autres documents fonciers ont disparu, promettant de compliquer l’après-conflit. Les habitants sont partis à la hâte, lorsque la guerre a repris à haute intensité entre Israël et le Hezbollah, aux premières heures du 2 mars. Il vous reste 84.12% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.