Idées et débatsIdées. Loin de l'enthousiasme de la Silicon Valley, nos compatriotes sont non seulement sceptiques sur la possibilité d'allonger nos existences, mais y sont en plus opposés à titre personnel. Une rupture qui en dit beaucoup sur le temps présent. Publié le 21/08/2026 à 06:00bookmarkLes Français ne croient plus aux progrès de l'humanité, juge notre chroniqueur Gérald Bronner.ShutterstockLes deux événements n’ont pas grand-chose à voir l’un avec l’autre mais leur télescopage est piquant. Tandis que le Parlement adoptait définitivement la proposition de loi relative à l’aide à mourir cet été, les Français faisaient savoir, par un sondage Odoxa pour Buchet-Chastel et Le Figaro Magazine, qu’ils doutaient de la possibilité et de l’opportunité même d’allonger la vie humaine. La lecture du rapport, intitulé "Les Français et l’allongement de l’espérance de vie", nous apprend que nos concitoyens expriment un scepticisme fort concernant les promesses – portées notamment par le transhumanisme – affirmant que les êtres humains vivraient bientôt très au-delà de 100 ans. Au contraire de cette foi, ils estiment qu’un bébé né en 2035 vivra en moyenne jusqu’à 84 ans et seulement 10 % pensent que son espérance de vie pourrait dépasser 100 ans. Confrontés à l’hypothèse d’une vie au-delà de 150 ans, 77 % ne croient pas qu’elle puisse devenir réalité. Il s’agit d’un indice supplémentaire – ils sont nombreux – du fait que nos concitoyens n’adhèrent plus guère à l’idée d’un progrès constant de l’humanité. .
Les Français ne veulent plus vivre éternellement : les leçons d'une rupture anthropologique, par Gérald Bronner
Loin de l'enthousiasme de la Silicon Valley, nos compatriotes sont non seulement sceptiques sur la possibilité d'allonger nos existences, mais y sont en plus opposés à titre personnel. Une rupture qui en dit beaucoup sur le temps présent.








