Le ministère iranien des Affaires étrangères a estimé jeudi que cette "guerre économique" constitue un cas de "terrorisme économique" et de "crimes contre l'humanité".
Publié le 20/08/2026 19:13
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Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, à Washington, le 20 août 2026. (ALEX WONG / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)
Les Etats-Unis ont pressé jeudi 20 août leurs alliés de rejoindre une vaste opération de pression économique contre l'Iran. Cette offensive est censée faire "chuter le régime" de Téhéran sans reprise des opérations militaires. Le ministère iranien des Affaires étrangères a estimé jeudi que cette "guerre économique" annoncée par les Etats-Unis constitue un cas de "terrorisme économique" et de "crimes contre l'humanité".Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a averti, dans une interview accordée à CNBC, que les pays qui ne soutiendraient pas cette offensive, dont les détails doivent être révélés lundi, seraient considérés comme étant "contre les Etats-Unis". Mais la mise en garde s'adresse également aux adversaires des Etats-Unis, et en premier lieu la Chine.Scott Bessent espère voir Pékin "se mettre au diapason" s'il veut "voir le détroit [d'Ormuz] être rouvert et les prix de l'énergie redescendre". "Les Chinois achètent 50% de leur énergie aux pays du Golfe. Ce serait donc se rendre à eux-mêmes un grand service" que de soutenir l'isolation économique de l'Iran, a-t-il ajouté.Quelques jours auparavant, le secrétaire américain au Trésor avait déjà menacé l'Iran d'un isolement économique "comme le monde n'en a jamais vu". Si les hostilités ont diminué après les frappes israélo-américaines et les répliques iraniennes des premières semaines, la situation reste tendue dans la région, au bout de quasiment six mois de guerre.Mais l'annonce de cette guerre économique est interprétée par les marchés comme retardant encore un retour à la normale rapide des flux pétroliers dans le détroit d'Ormuz. Les cours du pétrole ont à nouveau été poussés à la hausse.














