Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Autodestructions artistiques L’épisode 5 sera disponible prochainement. Autodestructions artistiques L’épisode 5 sera disponible prochainement. « Autodestructions artistiques » (4/6). Lasse de ses toiles abstraites, l’artiste les a brûlées pour rompre avec la peinture et se lancer dans une nouvelle voie avec des photographies, des installations, des performances et des vidéos. Article réservé aux abonnés Les photos sont en noir et blanc, de nuit. Des peintures jetées au sol brûlent en tas. Une jeune femme les jette sur le brasier qu’elle tisonne avec un tuyau. Le lieu, c’est une cour de l’hôpital Paul-Brousse de Villejuif (Val-de-Marne). Celle qui précipite ses toiles dans les flammes est l’artiste Tania Mouraud, alors hébergée à l’hôpital faute de ressources. Ce soir de l’automne 1968, elle détruit la totalité de sa production picturale antérieure, hors les rares œuvres qu’elle a auparavant données à des proches. Le geste est sans retour. Tania Mouraud naît en 1942 de parents tous deux résistants. Son père est tué au combat dans la Drôme le 24 août 1944. Très tôt curieuse d’art, elle fréquente le Louvre, les galeries, les expositions, mais ne cherche pas à entrer aux Beaux-Arts. En 1959, elle part pour Düsseldorf comme jeune fille au pair et y reste en multipliant les petits métiers. La ville est alors le centre de l’art moderne en Allemagne de l’Ouest. Sans suivre les cours de la Kunstakademie où enseigne alors Joseph Beuys (1921-1986), elle s’intègre aux milieux artistiques et intellectuels Zero et Fluxus. Il vous reste 68.32% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Quand, en 1968, la plasticienne Tania Mouraud fait son autodafé pour mieux renaître
« Autodestructions artistiques » (4/6). Lasse de ses toiles abstraites, l’artiste les a brûlées pour rompre avec la peinture et se lancer dans une nouvelle voie avec des photographies, des installations, des performances et des vidéos.







