Devant le centre de rétention administrative de Mayotte, rattaché au service territorial de la police aux frontières, à Pamandzi (Mayotte), le 29 octobre 2025. MARINE GACHET/AFP
« Pour construire l’avenir de Mayotte, l’urgence est de fermer les vannes de l’immigration. Pas à moitié. Totalement », a estimé jeudi 20 août Edouard Philippe, dans un entretien publié par le journal France Mayotte Matin, à la veille de son déplacement dans le département le plus pauvre de France.
Même s’il se dit « attaché au droit d’asile, qui fait partie de notre tradition républicaine », il prend l’« engagement », s’il accède à l’Elysée, que « l’enregistrement de toute nouvelle demande d’asile à Mayotte sera suspendu pendant le prochain quinquennat ». Et « tant que le territoire restera saturé, cette voie d’immigration restera fermée », a ajouté l’ancien premier ministre, qui lance sa rentrée avec une visite dans le petit archipel vendredi et samedi, avant de se rendre dans l’île de La Réunion.
Mayotte comptait quelque 323 000 habitants au 1er janvier 2026, selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), dont environ la moitié de nationalité étrangère, en très grande majorité des Comoriens. Le petit archipel de l’océan Indien est devenu une destination sur une nouvelle route migratoire empruntée par des ressortissants des pays de la région des Grands Lacs (RDC, Rwanda, Burundi), souvent via les Comores.












