Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Livres Livres Livres La liste de La Matinale La liste de La Matinale La liste de La Matinale Chaque jeudi, la rédaction du « Monde des livres » vous propose ses choix littéraires. Aujourd’hui, notamment, le premier roman du Prix Nobel portugais José Saramago, traduit près de quatre-vingt ans après sa parution initiale. Article réservé aux abonnés LA LISTE DE LA MATINALE Cette semaine, « Le Monde des livres » vous conseille la lecture de la réédition des superbes souvenirs du premier Prix Nobel russe de littérature, Ivan Bounine ; d’une autre réédition, celle du roman d’amour entre deux femmes, paru en 1958, de Clarisse Francillon, La Lettre ; de La Veuve, premier roman, traduit près de quatre-vingt ans après sa parution initiale, d’un autre Prix Nobel, le Portugais José Saramago ; enfin, la réédition encore d’Une femme disparaît, d’Ethel Lina White, le roman qui a inspiré à Alfred Hitchcock, en 1938, son film du même nom. AUTOBIOGRAPHIE. « Mémoires », d’Ivan Bounine Tolstoï, Tchekhov, Gorki, Kouprine, mais aussi Rachmaninov ou Chaliapine : Ivan Bounine (1870-1953), premier Prix Nobel russe de littérature (1933), les a tous fréquentés. Aussi bien en Russie, où il participait à la bouillonnante vie culturelle d’avant 1917, qu’en France, où il s’est installé après avoir fui la révolution bolchevique. Fasciné par ces géants, il leur consacre en 1950, dans ses Mémoires, une série de portraits qui font penser à ceux des frères Goncourt, eux aussi observateurs passionnés, quoique moins bienveillants, des milieux intellectuels. Chez tous ces individus, c’est moins leur œuvre qui l’intéresse – ses jugements sont toujours aussi catégoriques que lapidaires – que leur personnalité, l’essor de leur créativité. Attentif aux moindres détails, y compris vestimentaires ou culinaires, à leur langage et à leurs gestes, il les scrute, tel un entomologiste, pour comprendre le mystère de la création artistique. Et si ce mystère reste entier – pour lui comme pour le lecteur –, ces portraits sont un chef-d’œuvre de la littérature mémorielle. Mais aussi un autoportrait en filigrane de l’auteur. E. Ba. Il vous reste 65.85% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.