Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Les jeunes à table L’épisode 5 sera disponible prochainement. Les jeunes à table L’épisode 5 sera disponible prochainement. « Les jeunes à table » (4/6). Le marché de la boisson énergisante, qui vient grignoter celui des sodas, a quadruplé en dix ans, véritable totem pour la génération Z. Ce phénomène, derrière ses promesses de vitalité, séduit une société sous pression. Article réservé aux abonnés Cela donne peut-être des ailes, mais Sally entend plutôt réatterrir. Tout juste sortie de son épreuve de bac de français, la lycéenne de 16 ans compte s’offrir une « petite récompense » après le stress de cette matinée du 11 juin. Manque de chance, le Franprix de Pantin (Seine-Saint-Denis) est en rupture de stock : pas de Red Bull goût mûre givrée et vanille ce jour-là. « Je ne buvais pas trop ce genre de boisson, mais à l’école, tout le monde en consomme, et j’aime bien le goût », raconte-t-elle avant de filer réviser ses mathématiques pour le lendemain, les mains vides – pas question de faire une infidélité à sa marque. De toute façon, le rayon réservé aux boissons énergisantes est dévalisé. « Il y a toujours un pic de ventes avec la période des examens », confirme un employé. La pression du brevet des collèges, c’est aussi, à l’époque, ce qui avait conduit Mohamed à dégoupiller sa première canette : « Je fantasmais cette idée de pouvoir réviser pendant quarante-huit heures non-stop ! » Cette idée l’a escorté jusqu’au bac, puis dans les débuts de la vie professionnelle et, dix ans plus tard, à 25 ans, il parle sans détour d’une véritable « accoutumance ». Il peut consommer jusqu’à huit Red Bull par jour. Il vous reste 84.08% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.