« On ne veut pas faire de la loi 96 un enjeu électoral. » Sans détour, la présidente des jeunes libéraux, Charlie Bourdages, a affirmé que l’usage (ou non) de la disposition de dérogation par le parti libéral n’inquiète pas les jeunes électeurs.Les jeunes libéraux, l’aile jeunesse du Parti libéral du Québec, tenait son congrès annuel cette fin de semaine à Saint-Lambert, en Montérégie. Près de 400 jeunes y étaient pour débattre de leur vision du Québec.« J’ai fait la tournée du Québec. Ce qui a été soulevé, c’est ce qu’on adresse aujourd’hui », à savoir « avoir la même qualité de vie que nos parents et nos grands-parents », raconte Charlie Bourdages en entrevue. Pour elle, le chef a été « assez clair » et le débat est clôt.Les prédécesseurs de Charles Milliard s’opposaient mordicus à l’usage de la disposition de dérogation. Mais nouvellement élu, au printemps dernier, le chef actuel du parti avait ouvert la porte à renouveler la disposition de dérogation pour la loi 96.« Ce que le chef a demandé, c’est un peu de flexibilité sur la question », croit Charlie Bourdages. En effet, quelques jours après s’être positionné, M. Milliard s’était rétracté affirmant plutôt qu’il évaluerait si son usage était toujours réellement nécessaire après avoir modifié la loi.