Depuis la sortie du premier “Barbie” (2023) et ses recettes phénoménales, la réalisatrice, Greta Gerwig, et ses acteurs, Margot Robbie et Ryan Gosling, livrent en coulisses un bras de fer avec le studio Warner en vue d’une lucrative suite. Ryan Gosling et Margot Robbie interprètent Ken et Barbie dans le film de Greta Gerwig. Photo BBQ DFY / Aurimages Par Jérémie Couston Publié le 15 août 2026 à 16h32 Les négociations ne sont pas si simples dans le Barbie world. Après le succès mirifique de Barbie (2023) – 1,4 milliard de dollars de recettes pour 145 millions de dollars de budget – Greta Gerwig, son autrice, a été propulsée dans la stratosphère, celle des grands manitous de Hollywood, elle qui avait longtemps été l’égérie d’un cinéma indépendant new-yorkais confectionné presque artisanalement, avec ou sans son conjoint Noah Baumbach. Devant une telle rentabilité, et au vu des récentes performances fort décevantes de Supergirl, de Craig Gillespie, bien parti pour être le super bide de l’été, Warner cherche toujours à se remplumer avec un Barbie 2. Les dirigeants du studio négocient avec les « talents » depuis des mois, sans succès. En effet, contrairement à l’usage, la réalisatrice, Greta Gerwig et son coscénariste, Noah Baumach, pas plus que le duo d’acteurs principaux, Margot Robbie et Ryan Gosling, alias Barbie et Ken, n’avaient souhaité inclure dans leurs contrats une clause relative à une suite lorsqu’ils se sont engagés pour le premier film. Bien avisés, ou bien conseillés, ils sont désormais en bonne posture pour faire monter les enchères – Mister Gosling ne discuterait pas à moins de vingt millions de dollars le cachet, hors participation aux bénéfices, selon les informations de Variety. Rose bonbon et billets verts L’horloge joue en faveur de l’équipe artistique puisque Warner détient les droits d’exploitation de la licence de la poupée en plastique jusqu’à fin 2026. Si le studio ne met pas en branle son Barbie 2 d’ici à décembre, Mattel récupère sa poulette aux œufs d’or. Mais le fabricant de jouets a tout intérêt à trouver un terrain d’entente car en cas de rupture avec Warner Bros., il aurait à développer une suite en partant de zéro, sans pouvoir utiliser les éléments de scénario du premier épisode et, pire, devra recruter de nouveaux acteurs. Depuis trois ans, la Warner aurait formulé pas moins de six offres, plus ou moins mirobolantes, à l’intention des auteurs. « Une somme d’argent qui change la vie », selon une source qui n’a visiblement pas la même vie, ni les mêmes envies, que vous et moi. Toutes ces offres ont été rejetées par Greta Gerwig et Noah Baumbach qui exigent un pourcentage plus élevé sur les résultats de cette luxueuse suite rose bonbon, qu’on peut raisonnablement estimer monstrueux. Le couple de scénaristes a clairement fait savoir lors des négociations qu’ils avaient une nouvelle histoire à raconter, tout en refusant de révéler le moindre indice. Il y sera peut-être question de capitalisme, de produits dérivés et d’avidité, le tout savamment saupoudré de féminisme. En attendant que les époux millionnaires et Warner tombent d’accord sur leurs émoluments, Madame Gerwig termine actuellement, pour Netflix, la post-production de Narnia : Le Neveu du magicien, un autre film d’auteur, dont la sortie a été fixée au 12 février 2027. À lire aussi : “Le film ‘Barbie’ propose un féminisme qui rassure mon vieil oncle réac” Cinéma Hollywood Greta Gerwig Margot Robbie Le magazine en format numérique Lire le magazine Les plus lus
La suite de “Barbie” au cœur d’âpres négociations : la poupée milliardaire est dure en affaires
Depuis la sortie du premier “Barbie” (2023) et ses recettes phénoménales, la réalisatrice, Greta Gerwig, et ses acteurs, Margot Robbie et Ryan Gosling, livrent en coulisses un bras de fer avec le studio Warner en vue d’une lucrative suite.






