Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Finlande Finlande Finlande Eparpillées sur son territoire, les réserves constituées par le pays nordique, qui partage 1 340 kilomètres de frontières avec la Russie, couvrent neuf mois de sa consommation de céréales et cinq mois de ses besoins en hydrocarbures. Un modèle dont l’Union européenne pourrait s’inspirer. Article réservé aux abonnés Installés depuis seize générations à Mustio, un hameau à une heure de route à l’ouest d’Helsinki, les Wickholm sont semenciers de père en fils. Au milieu des champs de céréales, leur grange aux murs rouges abrite des dizaines de sacs de graines, décorés du logo de la coopérative Tilasiemen. Certains de ces ballots pourraient faire partie des réserves stratégiques de la Finlande. Marcus Wickholm, le père, reste discret. L’information est confidentielle. Le cultivateur confirme toutefois que la coopérative gère une partie des stocks de graines du pays pour le compte de l’Etat. Alors que l’Union européenne (UE) commence à peine à envisager le stockage de produits essentiels en cas de crise, la Finlande a pris une longueur d’avance pour assurer sa sécurité alimentaire. Non seulement le pays nordique de 5,6 millions d’habitants produit plus de céréales, d’œufs ou de porc qu’il n’en consomme, affichant un taux d’autosuffisance alimentaire de 80 % (contre 50 % pour la Suède voisine), mais il dispose d’une réserve céréalière, en plus de stocks de semences, d’engrais et de produits phytosanitaires, ainsi que d’hydrocarbures et de médicaments. Faisant figure de modèle sur la scène européenne, le système finlandais est né de plusieurs nécessités. Climatique d’abord : le pays, dont un tiers du territoire se trouve au nord du cercle polaire, connaît les mauvaises récoltes. Ses premières réserves de céréales ont été constituées à partir de 1726, après une famine qui a décimé un tiers de la population. Leçons de l’histoire retenues La stratégie finlandaise découle aussi de sa géographie. « Il suffit de regarder une carte pour s’apercevoir que nous sommes presque une île », résume Janne Känkänen, directeur de l’Agence nationale d’approvisionnement d’urgence (NESA), qui coordonne la préparation du pays. Partageant 1 340 kilomètres de frontières avec la Russie, la Finlande n’a pas attendu le blocage du détroit d’Ormuz pour prendre conscience de sa vulnérabilité, alors que 95 % de ses échanges de marchandises passent par la mer Baltique. Il vous reste 72.29% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Le modèle finlandais de réserves stratégiques alimentaires et énergétiques, pour « survivre à n’importe quel type de crise », fait école
Eparpillées sur son territoire, les réserves constituées par le pays nordique, qui partage 1 340 kilomètres de frontières avec la Russie, couvrent neuf mois de sa consommation de céréales et cinq mois de ses besoins en hydrocarbures. Un modèle dont l’Union européenne pourrait s’inspirer.






