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ReportageEn près de cent ans d’existence, le magasin a vécu l’âge d’or de la presse papier, mais il souffre aujourd’hui de la numérisation et de la concurrence de nouveaux distributeurs.
« On a été une véritable institution, mais maintenant, notre mort est proche, n’est-ce pas ? » Isabelle Lanet, 54 ans, sait sa Maison de la presse menacée, comme nombre des 2 000 enseignes de presse disséminées dans l’Hexagone, soit 1 200 de moins qu’en 2009, selon les chiffres de France Messagerie. Dans le même temps, la diffusion de la presse papier distribuée en France a fondu, passant de 6,4 milliards d’exemplaires à 2,6 milliards en 2025, selon les chiffres de l’Alliance pour les chiffres de la presse et des médias.
Alors, la commerçante use de l’humour comme rempart à ses pires craintes. « On vendra nos stylos édition limitée sur Vinted avant de disparaître. Ça en intéressera peut-être, qui sait », ironise-t-elle, comme pour évacuer la perspective d’un cauchemar devenu récurrent, celui d’une fermeture définitive du magasin qu’elle a « progressivement » repris il y a bientôt vingt-cinq ans.






