Succès Masra lors de son dernier meeting de campagne à l’hippodrome de N’Djamena, au Tchad, le 4 mai 2024. JORIS BOLOMEY/AFP

Succès Masra, ancien premier ministre et chef du principal parti d’opposition au Tchad, ainsi que huit autres dirigeants de partis ont été libérés, vendredi 14 août, après été graciés par le président Mahamat Idriss Déby par décret.

Le principal opposant au président tchadien a quitté la prison en soirée et s’est rendu immédiatement auprès de ses partisans au siège de son parti, Les Transformateurs, dans la capitale, N’Djamena. Condamné pour « diffusion de message à caractère haineux et xénophobe » et « complicité de meurtre » dans un procès « politiquement motivé », selon l’ONG Human Rights Watch (HRW), Succès Masra purgeait depuis plus d’un an une peine de vingt ans de prison ferme.

Les huit autres dirigeants de partis, tous membres du Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP), la plateforme de l’opposition, étaient condamnés depuis mai à huit ans de prison ferme, jugés coupables de fomenter une insurrection. Ils ont tous quitté la maison d’arrêt de Klessoum, à N’Djamena, en fin d’après-midi. Il leur a été demandé de se désister de l’appel de leur jugement, ce que tous les responsables politiques emprisonnés ont consenti à faire, à l’exception de Nassour Koursami, selon les intéressés.