A Villeberny (Côte-d’Or), le 14 août 2026. CLAIRE JACHYMIAK/HANS LUCAS POUR « LE MONDE »

La quasi-totalité de la loi d’urgence agricole a été validée vendredi 14 août par le Conseil constitutionnel, y compris les volets controversés sur la réintroduction dérogatoire de pesticides interdits, jugée suffisamment encadrée par les sages, et sur la gestion de l’eau.

Dans sa décision, le Conseil constitutionnel considère que les dérogations concernant la réintroduction temporaire des pesticides interdits – acétamipride pour la filière noisette et flupyradifurone pour les pommes, les cerises et les betteraves sucrières – relèvent de « l’intérêt général ». Mais il assortit sa validation de deux réserves concernant la zone géographique où la dérogation est accordée, et le délai donné à l’autorité sanitaire pour statuer.

Cette dernière étape avant la promulgation pour un texte censé répondre à la colère agricole de l’hiver intervient au moment où l’agriculture française fait face à une sécheresse sans précédent, avec des conséquences dramatiques pour de nombreuses productions, végétales mais aussi animales.

Une partie du monde agricole – FNSEA, Jeunes agriculteurs (JA) et Coordination rurale en tête – demande un accès facilité aux pesticides et à l’eau, attendant avec impatience l’application de mesures comme l’objectif du doublement du stockage d’eau à destination du monde agricole, validé par les sages.