Afrique(s)
— Entretien
Le rappeur marocain accorde à « Mediapart » son premier entretien depuis sa libération provisoire. Arrêté dans le royaume pour « outrage à institution constitutionnelle », l’artiste est rattrapé par le système qu’il critique depuis plus de dix ans.
« Tu veux m’arrêter ? Voilà mes mains : mets-moi les menottes et embarque-moi. » Treize ans plus tard, cette punchline de Mehdi Black Wind prend des airs de prophétie. Arrêté le 13 juillet au Maroc, il risque six mois à deux ans de prison pour « outrage à une institution constitutionnelle », un chef d’accusation bien connu des militant·es du royaume chérifien… et des rappeurs.







