Il était détenu depuis un an. La junte malienne a fait jeudi 13 août un geste envers Paris en graciant un agent de renseignement français condamné à 20 ans de prison en juin, après des années de fortes tensions avec l’ancienne puissance coloniale.

Cette décision intervient au moment où les autorités militaires maliennes sont très fragilisées depuis plusieurs mois, après une vaste offensive fin avril d’une coalition de djihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM, affilié à Al-Qaïda) et d’indépendantistes touareg du Front de libération de l’Azawad (FLA), qui ont accru leur emprise dans le nord du pays.

« Le gouvernement de la Transition informe l’opinion que par décret », le chef de la junte malienne, le général Assimi Goïta, a accordé la grâce présidentielle à l’agent français, a annoncé jeudi le gouvernement malien dans un communiqué. Cette décision « est assortie de l’éloignement immédiat de l’intéressé du territoire national », précise le communiqué.

Ce geste d’apaisement intervient après des années de fortes tensions entre Paris et la junte malienne, qui, ces dernières années, s’est rapprochée notamment de la Russie.

Accusé de conspiration