Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Le Monde Afrique Le Monde Afrique Mali Mali Mali Après un an de détention, Yann Vezilier, qui était dûment accrédité comme officier de la direction générale de la sécurité extérieure auprès des autorités maliennes, a été gracié jeudi par le chef de la junte, le général Assimi Goïta. Une libération obtenue au terme de plusieurs mois de tractations diplomatiques. Article réservé aux abonnés Son cas était au cœur des préoccupations de la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) depuis un an. Jeudi 13 août, Yann Vezilier, son agent arrêté et détenu au Mali en raison de son implication présumée dans une tentative de coup d’Etat, a été libéré après avoir bénéficié d’une grâce présidentielle du chef de la junte au pouvoir, le général Assimi Goïta. Il avait été formellement condamné le 5 juin à une peine de vingt ans de prison pour « atteinte à la sûreté de l’Etat ». « Cette mesure de grâce, qui ne remet pas en cause les faits établis par un jugement contradictoire rendu au cours d’un procès, lors duquel tous les droits de la défense ont été respectés, est assortie de l’éloignement immédiat de l’intéressé du territoire national », indique un communiqué du gouvernement malien. Yann Vezilier avait été interpellé le 14 août 2025 à Bamako par des membres de l’Agence nationale de la sécurité d’Etat, les services de renseignement maliens. Il avait alors été accusé d’avoir pris part à une « tentative de déstabilisation » contre la junte du général Assimi Goïta, en compagnie d’une dizaine de militaires et haut gradés maliens, eux aussi interpellés et toujours sous les verrous. Des « accusations sans fondement », avait immédiatement dénoncé la France, qui réclamait sa libération « sans délai ». Il vous reste 76.23% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.