Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement « Une planche de BD de la rentrée » (5/5). Les croquis inachevés des dernières pages d’« Invitations », œuvre posthume qui paraît le 9 septembre, appuient le style éthéré du mangaka disparu en 2017 Article réservé aux abonnés Plus qu’un manga inachevé, c’est une œuvre encore mouvante que Jiro Taniguchi a laissée à ses lecteurs avant de mourir des suites d’un cancer, le 11 février 2017, à 69 ans. « Invitations, chapitre 1. Feux d’artifice », comme il l’aura baptisée (à paraître le 9 septembre sous le titre Invitations, traduit du japonais par Patrick Honnoré, Casterman, « Sakka », 112 pages, 20 euros, numérique 15 euros), est le tout dernier projet sur lequel le bédéaste a planché, y compris dans les jours précédant sa mort. Dans ce récit, adapté de la nouvelle Feux d’artifice, de l’écrivain Hyakken Uchida (1889-1971), un homme fait la rencontre d’une mystérieuse femme et se sent contraint de la suivre le long d’une baie, rencontre qui se transforme en un parcours mystique. Cette variation sur la promenade, un motif important de son œuvre, s’amuse du voile ténu entre réalité et fantastique. Dans le même volume, Casterman a joint à ce manga posthume une œuvre publiée en 2016 au Japon et dont on peut raisonnablement penser qu’elle aurait également pu être prolongée par Jiro Taniguchi. Quelque part regroupe deux chapitres mettant en scène un personnage étranger bien connu des Japonais : l’écrivain d’origine irlandaise Lafcadio Hearn (1850-1904). Ce journaliste voyageur finit par prendre épouse, nationalité et nom japonais. Yakumo Koizumi, comme il se fit appeler, fut un trait d’union entre le Japon et l’Occident, de même que Jiro Taniguchi bâtit un pont vers l’Europe. Grâce à ses récits intimes et introspectifs, comme Le Journal de mon père (Casterman, 1999-2000) et Quartier lointain (Casterman, 2002-2003), il était en effet devenu l’un des mangakas les plus identifiés en France, et même plus célèbre dans l’Hexagone que dans son pays natal. Il vous reste 41% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Jiro Taniguchi, le manga depuis l’au-delà
« Une planche de BD de la rentrée » (5/5). Les croquis inachevés des dernières pages d’« Invitations », œuvre posthume qui paraît le 9 septembre, appuient le style éthéré du mangaka disparu en 2017






