Fabien Roussel, coco solo
Sans surprise, Fabien Roussel a été réélu par 70,1% des voix à la tête du Parti communiste français, qu'il dirige depuis 2018, lors d'un vote à huis clos des militants dimanche 5 juillet. Mais une candidature à l'élection présidentielle de 2027 de plus ne viendrait-elle pas encore affaiblir la gauche, déjà très divisée ? C'est tout le contraire, pour l'homme de 57 ans. Pour Fabien Roussel, placer plusieurs prétendants sur la ligne de départ peut provoquer des "reports de voix et une dynamique au second tour".
Et quid du RN en tête des sondages ? Ce n'est pas non plus de la faute des communistes, pour le secrétaire national du PCF qui l'assure : avec sa candidature, il y aura moins d'abstentionnistes. Fabien Roussel veut s'adresser aux "employés, aux ouvriers, ceux qui ont pu voter à gauche par le passé, mais qui aujourd'hui s’abstiennent voire votent (aujourd'hui) pour le Rassemblement national". En clair : il veut "faire émerger une nouvelle offre politique".
Une fierté identitaire qui enferme le partiSes 2,28% des voix à la présidentielle de 2022, ne l'ont donc pas vacciné, un score d'autant plus délicat que Fabien Roussel est accusé par les Insoumis d'avoir privé Jean-Luc Mélenchon de second tour. Il n'avait manqué que 400.000 voix à ce dernier, des votes récupérables chez les communistes s'ils s'étaient rangés derrière les Insoumis comme aux précédentes présidentielles.






