L’Union Européenne a annoncé mardi 11 août que Meta et TikTok avaient accepté de renforcer leur dispositif de lutte contre la désinformation liée à la crise migratoire à Ceuta, qui a vu les 30 et 31 juillet 72 000 personnes entrer dans cette enclave espagnole en Afrique du Nord, et près de 80 autres perdre la vie en tentant de traverser la frontière avec le Maroc. Par ailleurs, la Commission n’exclut pas d’imposer à terme des obligations supplémentaires aux géants de la tech.

Après cette crise, qui a provoqué de vives tensions diplomatiques entre certains pays membres de l’Union Européenne, Bruxelles avait organisé une série de réunions avec Meta, maison mère de Facebook, WhatsApp et Instagram, ainsi qu’avec TikTok – certains experts attribuant la crise à une vague de désinformation diffusée sur les réseaux sociaux.

Selon l’UE, ces réunions ont permis de trouver un accord pour créer, comme le permet le règlement européen sur les services numériques (Digital Services Act, ou DSA), un outil de communication dédié sur la question des migrations vers Ceuta, réunissant plateformes et fact-checkeurs sous l’égide de l’UE, afin de rendre plus rapide le signalement de contenus faux ou trompeurs.