Il devait être le premier arbitre somalien d'une Coupe du monde cet été lors du tournoi coorganisé par les États-Unis, le Canada et le Mexique. Sauf qu'Omar Artan a vu son rêve se briser juste avant le coup d'envoi du Mondial. Malgré un visa en règle, le meilleur arbitre africain 2025 s'était vu refuser l'entrée sur le sol américain à son arrivée à l'aéroport international de Miami, qu'il a dû quitter dans la foulée.
Alors forcément, être au sifflet de la Supercoupe d'Europe, pour ce match de prestige entre le Paris Saint-Germain et Aston Villa, ce mercredi 12 août à Salzbourg (Autriche), sonne comme une sacrée revanche pour l'homme de 34 ans. "Ça a été une période très difficile, reconnaît Omar Artan dans un entretien publié sur le site de l'UEFA. Beaucoup de gens me témoignent de la sympathie, car quand on a travaillé pendant de nombreuses années pour réaliser un projet et qu'on ne peut finalement pas le faire, c'est très éprouvant."
À l'époque, le département d'État américain avait justifié ce refoulement en expliquant que l'arbitre était "lié à des personnes soupçonnées d'appartenir à des organisations terroristes", ce qui "rendait le voyageur inéligible à l'entrée" sur le sol américain. L'administration Trump avait imposé des interdictions d'entrée ou des restrictions de visas à 19 pays, dont la Somalie. Donald Trump s'en était pris en décembre dernier à la communauté somalienne regroupée dans le Minnesota, qu'il avait accusée de "détruire" cet État et qualifiant ses membres de "déchets".













