L'État français assigné en justice dans l'affaire Epstein

Le volet français de l'affaire Epstein prend un nouveau tournant. L'ex-mannequin, Ebba Karlsson avait porté plainte pour viol en France au mois de février 2026 contre Daniel Siad, le rabatteur présumé du précriminel américain. Sauf que ce dernier est décédé à 69 ans à son domicile de Colombes lundi 20 juillet 2026.

L'ancienne mannequin reproche à Daniel Siad de l’avoir fait venir à Monaco puis en France, en lui promettant une carrière de mannequin. Elle l'accuse de l’avoir ensuite violée dans le local piscine d’une maison à Cannes, avant de la conduire auprès de Gérald Marie, l’un des anciens directeurs de l’agence de mannequins Elite par lequel elle a dénoncé, en 2020, avoir été violée.

Faute de pouvoir faire condamner Daniel Siad, Ebba Karlsson se retourne contre l'État français. La Suédoise demande réparation mettant en cause la lenteur de la justice française. Son avocate va déposer cette semaine une assignation, au civil, contre l'État pour "déni de justice".

"Elle n'aura jamais l'occasion de se retrouver face à lui""Madame Karlsson ne sera jamais confrontée à Daniel Siad. Elle n'aura jamais l'occasion de se retrouver face à lui dans le cadre d'un cabinet, d'un juge d'instruction, dans le cadre d'une audience. C'est la réponse à des questions que nous n'obtiendrons jamais. Et c'est également une perte de confiance absolue dans le service public de la justice française", pointe du doigt Maitre Colomba Grossi, du cabinet William Bourdon sur RTL.