Visé par de graves allégations de comportements racistes au poste de quartier 39 de Montréal-Nord, le SPVM fait face aux citoyens mardi soir.Le directeur du Service de police de la ville de Montréal (SPVM), Fady Dagher, et son équipe, vont répondre à leurs questions à l’hôtel de ville de Montréal, après avoir offert une présentation portant sur les enquêtes déclenchées, les mesures déjà prises et son plan de réponse à la situation, qui inclut d’encourager les dénonciations de comportements répréhensibles.Fait rare, la salle est pleine à craquer. Ceux qui n’ont pas trouvé de siège dans la salle des Armoiries à l’hôtel de ville, où a lieu la séance de la Commission de la sécurité publique de la ville, doivent se rabattre sur l’autre pièce aménagée pour l’occasion. D’autres l’écouteront en webdiffusion sur la page Internet de la Commission de la sécurité publique.Le 12 juin dernier, une équipe de policiers du poste de quartier 39 (PDQ39) a été démantelée par la haute direction du SPVM en raison d’allégations de comportements racistes. Certains policiers auraient collectionné des mèches de cheveux de personnes qu’ils appréhendaient, à la manière d’un « scalp », selon des allégations qui ont été portées aux oreilles du chef de police.Deux des 16 policiers impliqués, principalement des patrouilleurs travaillant de nuit, ont effectué « de possibles infractions au Code criminel », avait indiqué ce soir-là M. Dagher, en conférence de presse. Il avait aussi fait savoir qu’un dossier avait déjà été soumis au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), qui évaluera si des accusations criminelles doivent être déposées.Ces deux patrouilleurs ont été suspendus, alors que les autres ont été réaffectés à des tâches administratives, où ils n’interagissent pas avec le public.La direction du SPVM a révélé avoir été informée par des policiers dès le mois de mars « d’allégations de gestes et de comportements inacceptables de la part de membres du personnel policier du poste 39 ».