À quelques semaines du déclenchement de la prochaine campagne électorale, la première ministre, Christine Fréchette, a annoncé que son gouvernement a reçu 21 propositions d’entreprises dans la foulée de l’appel d’intérêt international pour le projet autoroutier de troisième lien entre Québec et Lévis. On est toutefois encore bien loin de la coupe aux lèvres.« Ça montre que les entreprises veulent en connaître davantage sur cette proposition de construire ce troisième lien en partenariat avec le public », a-t-elle expliqué en point de presse mardi dans la région de Chaudière-Appalaches.La première ministre a reconnu qu’il allait y avoir « toute une série d’étapes additionnelles ».

« De notre côté, on va qualifier les entreprises pour s’assurer qu’elles soient bien en mesure de réaliser ce projet costaud. […] On va leur transmettre davantage d’informations sur ce qui est souhaité », a indiqué Mme Fréchette.Le gouvernement a lancé un appel d’intérêt de 45 jours le 25 juin dernier.TergiversationsRappelons que le gouvernement caquiste a grandement tergiversé sur le projet de troisième lien entre Québec et Lévis.En 2019, il avait proposé un tunnel à l’est qui passerait sous l’île d’Orléans.Puis, le gouvernement a changé d’idée, et évoque un tracé un peu plus à l’ouest qui relierait les deux centres-villes.En avril 2023, la ministre Geneviève Guilbault annonçait que son gouvernement abandonne le projet d’un lien autoroutier entre Québec et Lévis. Elle proposera plutôt un tunnel dédié au transport en commun.Puis, en octobre 2023, moins de 24 heures après sa cuisante défaite dans Jean-Talon face au Parti québécois (PQ), le premier ministre François Legault prend tout le monde par surprise en annonçant qu’il veut consulter la population de Québec au sujet du troisième lien et que toutes les options sont sur la table.Le projet est finalement ressuscité en juin 2024.Durant la course à la chefferie caquiste, Christine Fréchette a annoncé qu’elle veut jeter à la poubelle le dernier tracé présenté par son gouvernement et propose de revenir à un tracé à l’est avec du péage. Elle souhaite qu’il se fasse en partenariat public-privé avec une participation du fédéral.Duhaime passerait la « tronçonneuse » dans les services, dit FréchetteChristine Fréchette était de passage dans la région de Chaudière-Appalaches pour présenter des candidats.La Coalition avenir Québec (CAQ) mise sur deux anciens employés politiques pour conserver cette région qui est un terreau potentiellement fertile pour les troupes conservatrices d’Éric Duhaime.Roch Gamache se présente dans la circonscription de Lotbinière-Frontenac. Il a travaillé comme directeur de cabinet au sein de plusieurs ministères du gouvernement du Québec. Depuis 2026, il œuvre comme directeur de l’efficacité de l’État et de l’intégration numérique au cabinet de la première ministre.Pour sa part, Philippe Simard va tenter de garder le siège de Beauce-Nord du côté de la CAQ. Il a travaillé pour l’actuel député de la circonscription, Luc Provençal. Il est actuellement conseiller politique au cabinet de la ministre de la Santé, Sonia Bélanger.Lotbinière-Frontenac et Beauce-Nord sont deux circonscriptions actuellement caquistes. Toutefois, selon l’agrégateur de sondages Qc125, le Parti conservateur du Québec (PCQ) d’Éric Duhaime pourrait bien y faire des percées.En 2022, le caquiste Luc Provençal l’avait emporté par seulement 202 votes d’avance sur le candidat conservateur Olivier Dumais dans Beauce-Nord. Le PCQ était également arrivé deuxième dans Lotbinière-Frontenac, mais près de 5000 votes séparaient le candidat conservateur de la CAQ.La lutte dans ces deux circonscriptions s’annonce donc féroce. Christine Fréchette n’a d’ailleurs pas manqué d’écorcher le chef conservateur.« Moi j’entends qu’Éric Duhaime veut couper dans les services pratiquement avec une tronçonneuse. De notre côté, on veut engager des fonds pour améliorer les infrastructures, que ce soit en santé, en éducation ou pour les routes », a-t-elle lancé.Les élections auront lieu le 5 octobre prochain.