Des livraisons par drone dans les prisons
"Un véritable fléau". Après le démantèlement d'un réseau de livraisons par drone, illégales et quasi-quotidiennes, dans la maison d'arrêt de Villefranche-sur-Saône, une information dévoilée par RTL ce mardi 11 août, le cas de Villefranche-sur-Saône est loin d'être exceptionnel selon Wilfried Fonck, secrétaire national du syndicat pénitentiaire l'UFAP UNSa Justice.
Pour rappel, selon nos informations, 1.826 colis, principalement de stupéfiants, mais aussi de plats issus de la restauration rapide, ont été livrés à des prisonniers en seulement 51 jours à Villefranche-sur-Saône. Cette activité, particulièrement intense, était assurée par un groupe très bien organisé, avec des rôles prédéfinis pour chacun, allant de la préparation des colis dans des appartements loués sur Airbnb à la livraison depuis des pistes de décollage identifiées à proximité de la prison. Wilfried Fonck fait état d'"une situation incontrôlable" à l'échelle nationale, devenue "un véritable fléau" dans les prisons françaises. Et prend ainsi l'exemple de la plus grande prison du pays : le centre pénitentiaire de Fleury-Mérogis.
"Pas plus tard que la nuit du 4 au 5 août sur Fleury-Mérogis (Essonne), rien qu'en une nuit, il y a eu 20 survols de drones de l'établissement. Donc, effectivement, aujourd'hui, les personnels pénitentiaires, malheureusement, en sont réduits à constater les dégâts, parce qu'ils sont bien démunis face à cette menace", explique-t-il au micro de RTL.







