Les livraisons quasi-quotidiennes, illégales, par drone dans la maison d'arrêt de Villefranche-sur-Saône subissent enfin un coup d'arrêt. Tout démarre grâce à une enquête ouverte, fin juin, sur une activité de trafic de stupéfiants au sein de la commune de Beauregard, dans l'Ain.
Au fil de leurs investigations, les gendarmes de la brigade de recherches de Trévoux et de la Section de recherches de Lyon constatent que le trafic de stupéfiants irrigue la prison de Villefranche-sur-Saône.
Les gendarmes effectuent des surveillances, et ils finissent par interpeller, en flagrant délit le 4 août, trois jeunes hommes en flagrant délit, en pleine livraison par drone à la maison d'arrêt. Deux autres membres de l'équipe sont arrêtés ensuite, à leurs domiciles.
Ces quatre jeunes majeurs et ce mineur de 16 ans sont soupçonnés d'être à l'origine de la livraison de 1.826 colis, en 51 jours. Une activité qu'ils exerçaient à temps plein et de manière très organisée. Au sein du groupe, chacun avait un rôle bien défini, d'après les gendarmes : logistique, livraison, préparation de colis. Des appartements dédiés à la confection des colis étaient même loués sur Airbnb, près de la prison.
Les cinq jeunes hommes ont été placés en garde à vue. Dix cartouches de cigarettes ont été saisies, 500 grammes de résine de cannabis, un drone avec 18 batteries, 6000 euros, ainsi qu'un véhicule. Les investigations des gendarmes ont établi qu'une trentaine de kilos de cannabis sous forme de résine ont été livrés en tout dans cette prison.







