Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Disparitions Disparitions Disparitions Cinéma Cinéma Cinéma Réalisateur mais aussi enseignant à l’Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, le réalisateur était l’auteur d’une œuvre qu’il situait « aux confins du documentaire, de la fiction, de la littérature, des arts plastiques ». Il s’est éteint le 10 août à 65 ans. Article réservé aux abonnés Il se tenait à l’extérieur du cinéma, ce qui ne l’a pas empêché d’être un cinéaste important, de la fin du XXe siècle à aujourd’hui. Si l’on applique la taxonomie littéraire au septième art, Vincent Dieutre, mort le 10 août à Paris d’un arrêt cardiaque à l’âge de 65 ans, était diariste, essayiste, critique même. De Rome désolée (1996), journal d’une errance amoureuse, à Chantal A. Bruxelles (2025), hommage à une artiste (la cinéaste belge Chantal Akerman) dont l’influence fut déterminante pour lui, les films de Vincent Dieutre mettaient en scène une quête, celle des liens entre l’intime et le monde, entre l’art et l’existence. Vincent Dieutre est né le 25 novembre 1960 à Rouen dans une famille « de la moyenne bourgeoisie catholique », comme la définit le frère du cinéaste, Stéphane. Fasciné par l’architecture du Grand Siècle – il ne se lassait pas de visiter le château de Versailles –, il s’oriente vers l’histoire de l’art. Jusqu’à ce que la découverte d’un cinéma différent, celui de Jean-Luc Godard, de Pier Paolo Pasolini ou de Chantal Akerman, ne le décide à tenter le concours de l’Idhec (Institut des hautes études cinématographiques), l’établissement qui a précédé la Fémis. Il en sort lauréat d’une bourse de la Villa Médicis et passe l’année 1989 à Rome. Il vous reste 72.64% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Vincent Dieutre, cinéaste en quête des liens entre l’intime et le monde, est mort
Réalisateur mais aussi enseignant à l’Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, le réalisateur était l’auteur d’une œuvre qu’il situait « aux confins du documentaire, de la fiction, de la littérature, des arts plastiques ». Il s’est éteint le 10 août à 65 ans.







