Le promoteur d’un projet extrêmement ambitieux visant à construire une ligne sous-marine de transport d’électricité à haute tension de 4000 kilomètres entre le Canada et l’Europe a retenu quatre tracés possibles pour ce mégaprojet de 30 milliards de dollars. Il s’agit d’une étape importante pour ce qui deviendrait l’une des plus imposantes infrastructures énergétiques jamais construites dans le monde.L’étude cartographique du projet North Atlantic Transmission One Link (NATO-L) a été réalisée par Jan De Nul, géant européen des travaux en mer qui compte 75 ans d’expérience dans la construction maritime pour les secteurs du pétrole, du gaz et de l’éolien. Elle survient au moment où les responsables du projet viennent de conclure une entente avec l’un des « trois grands » groupes occidentaux de technologies énergétiques afin de construire les postes électriques de la ligne.« Nous avançons maintenant plus rapidement. Plus nous et nos investisseurs potentiels étudions le projet, plus il apparaît avantageux pour les deux parties, pour des raisons différentes, mais qui touchent toutes à l’approvisionnement futur en électricité et à la sécurité énergétique, à mesure que l’électrification s’accélère », a déclaré au Canada’s National Observer Laurent Segalen, l’un des trois banquiers européens qui dirigent le développement de NATO-L.« Cette ligne donnerait au Canada une plus grande marge de manœuvre, tant pour exporter que pour importer de l’électricité selon les besoins, a-t-il ajouté. Le fait de disposer de plusieurs options renforcerait à la fois le Canada et l’Europe en accroissant leur souveraineté énergétique. Il est tout à fait logique que des alliés mettent intelligemment leurs ressources en commun. »Les quatre tracés envisagés par Jan De Nul, qui estime dans son évaluation technique qu’ils permettraient un « transport d’électricité sans carbone entre des pays alliés », relieraient le Canada à l’Europe par des raccordements au réseau électrique du Royaume-Uni ou de l’Europe continentale.